Les passeurs de culturesUn voyage entre identité et altérité culturelle

Russie – légende du lac Baïkal

Bonjour à toutes et à tous, je suis contente de pouvoir partager avec vous les contes des différents pays où nous avons voyagé. La recherche d’histoires est très passionnante car cela nous fait découvrir la nature des différentes cultures. Pour la Russie, premier pays de notre grande aventure, je vous propose « LA LEGENDE DU BAÏKAL ». Le lac Baïkal est un endroit que j’ai adoré. C’est si calme et si paisible !! Nous sommes allés sur une île nommée Olkhon, assez,proche d’Irkoutsk (une ville de Sibérie) !! C’est un lieu à visiter si vous allez un jour en Russie !! Vous pouvez découvrir la vidéo ci-joint qui je l’espère, vous fera voyager là-bas ! Bon voyage et bonne lecture !

La légende du Baïkal

Le grand Baïkal, gai et généreux, avait une nombreuse famille : 336 fils (correspondant aux 336 rivières qui se jettent dans le lac) et une seule fille, nommée Angara (l’unique rivière qui en part), dont la beauté était sans pareille. Le père Baïkal aimait sa fille de tout son cœur ; il y tenait comme la prunelle de ses yeux.

Un matin, Angara surprit la conversation de deux mouettes qui parlaient du beau Iénisseï, si fort, si vaillant.

-   Il prend sa source dans les hautes montagnes de Saïan, toujours enneigées. Il passe à travers les rochers, la large steppe, les villes et les villages, et se jette enfin dans la mer la plus froide du monde. Je n’ai jamais vu plus beau fleuve. Ainsi parlait l’un des oiseaux.

Angara ayant entendu leur conversation, devint triste. Le beau Iénisseï l’obsédait ; son image la poursuivait nuit et jour. Elle courut chez son père lui demander la permission d’aller voir ce beau prince. Mais Baïkal ne pouvait de résoudre à laisser sa fille bien aimée partir si loin. Il avait d’ailleurs trouvé pour elle un fiancé, le bel Irkout, voisin riche et courageux.

-  Mon père, ne m’obligez pas à épouser Irkout. C’est Ienisseï que j’aime.

Le vieux Baïkal se fâcha et cacha sa fille au plus profond de ses eaux.

Une nuit, alors que Baïkal dormait, Angara prit la fuite. Ienisseï, volant à sa rencontre, la pris dans ses bras et l’emporta vers le pays des brunes bleues.

Une pie réveilla le père :

-   Ta fille, elle s’est enfuie, elle s’est enfuie !

Le vieux Baïkal se précipita sur une vieille montagne, en détacha un rocher, et, de rage, le lança vers la rebelle. Mais trop tard ; rien ne pouvait plus arrêter l’amoureuse.

Resté seul avec ses fils, le vieux Baïkal devint sombre et terrible. Le rocher qu’il avait jeté s’appelle la pierre de Chamant (en anglais Chamanka). Il arrive parfois que Baïkal, se souvenant de sa fille, se mette à nouveau en rage et alors une terrible tempête se déchaîne sur le lac.

J’espère que l’histoire vous a plu. rendez-vous au prochain conte du côté de la Mongolie !! 

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