Les passeurs de culturesUn voyage entre identité et altérité culturelle

Musée Vampilov d’Irkoutsk

Alexandre Vampilov est certainement l’artiste dramaturge le plus connu de Sibérie. A Irkoutsk, un théâtre porte son nom et un musée national lui est consacré. Nous avons eu la chance de rencontrer Galina Razdolie, la conservatrice du musée Vampilov, véritable passionnée de l’auteur qui a dédié une partie de sa vie à rassembler les objets, écrits, manuscrits…de l’artiste. Depuis deux ans, son travail et celui d’un collectif passionné est récompensé part la création d’un musée.

Cyril Griot, comédien et metteur en scène de la Cie du « bateau de papier » montera en 2015 à l’espace Paul Jargot « Le fils Ainé » , une pièce du répertoire Alexandre Vampilov.

En dépit d’une existence fugace, Alexandre Vampilov a légué un riche héritage à la littérature russe. Encore mal connue en Occident, et parfois même dans son pays natal, son œuvre possède un caractère profondément atypique qui laisse le lecteur à la fois joyeux et songeur… Alors que se multiplient les manifestations régionales en hommage à Alexandre Vassilievitch Vampilov, les scènes renommées de Moscou et de Saint-Pétersbourg persistent à ignorer cet écrivain satiriste de talent. Un dédain que déplorait Natalia Demenieva, vice-ministre de la culture lors de son allocution pour l’inauguration du 2e festival pan-russe d’Irkoutsk : « Rencontres du Baïkal chez Vampilov » (octobre 1999). Né au plus fort des répressions staliniennes, le 19 août 1937, Vampilov devient orphelin à 7 mois, le département local du NKVD ayant jugé son père « ennemi du peuple ». Il passe son enfance à Kutulik, un village du district d’Irkoutsk, auprès de sa mère, restée seule pour élever quatre enfants. Alexandre Vampilov est décédé d’un noyade dans le lac baïkal dans des circonstances troublantes.

Aujourd’hui, il reste un symbole en Sibérie orientale, un auteur reconnu ailleurs, quoique dans une modeste mesure: le Fils aîné a été mis en scène à Paris voici quelques années, mais… en russe ! Vampilov reste à ce jour un écrivain peu traduit (quelques récits et pièces en anglais, en français et en espagnol), un oubli regrettable car il nous prive de l’un des seuls auteurs russes qui sache si bien mêler l’humour à la profondeur.

(source : http://www.regard-est.com)

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